Comprendre l’impact concret sur les primes, les couvertures et les choix des assurés
À quoi servait l’avantage fiscal ?
À retenir
En pratique, une partie de la prime pouvait être compensée via l’impôt. Le contrat était donc parfois perçu comme "moins cher" qu’il n’y paraissait à première vue.
Ce qui a changé
L’avantage fiscal a été supprimé pour les primes payées à partir de 2025, avec un effet visible lors de la déclaration fiscale 2026. La prime de protection juridique est désormais entièrement à charge du preneur, sans compensation fiscale.
Impact concret
Le même contrat peut paraître plus onéreux qu’avant, non pas parce que l’assureur a forcément augmenté le prix, mais parce que la réduction d’impôt n’existe plus.
Pourquoi le marché s’ajuste
Dans ce contexte, il est logique que les assureurs et les intermédiaires réévaluent l’équilibre entre prix et étendue de couverture. Les contrats très étendus impliquent des coûts de gestion et de sinistres potentiellement plus élevés, ce qui peut conduire à des ajustements de gamme.
- Comparaison plus marquée entre formules "étendues" et formules "ciblées"
- Repositionnement des garanties et simplification de certaines offres
- Choix plus budgétaires côté consommateurs, faute de compensation fiscale
Bon réflexe
En cas de changement d’assureur, demandez une confirmation écrite concernant les délais d’attente (carences) et les garanties effectivement acquises dès la prise d’effet.
Ce que cela implique pour les particuliers :
La protection juridique reste pertinente : la question devient surtout quel niveau de protection correspond à votre situation (vie privée, habitation, copropriété, travail, fiscal, etc.).
Il peut être utile de comparer les offres sur des critères concrets :
- Plafonds d’intervention (avocat, expertise, procédure)
- Délais d’attente éventuels
- Seuils / minimum litigieux
- Exclusions importantes
- Couverture des litiges "habitation / copropriété" selon vos besoins
En conclusion :
La fin de l’avantage fiscal marque une nouvelle étape pour l’assurance protection juridique en Belgique.
Elle rend les coûts plus transparents et pousse à une réflexion plus consciente sur la valeur et l’utilité de la couverture souscrite.
Plutôt qu’un recul, il s’agit avant tout d’une évolution du cadre dans lequel assurés, assureurs et intermédiaires doivent désormais trouver un nouvel équilibre.
Note : ce contenu est informatif et général. Pour un cas personnel, l’idéal est de relire les conditions particulières et générales de votre police et de demander, si nécessaire, des confirmations écrites via votre intermédiaire.